mercredi 3 janvier 2018

L'homme qui rit de Victor Hugo

Date de parution : 29/01/2002
Éditeur : Gallimard
Collection : Folio Classique
ISBN : 2-07-041871-5
EAN : 9782070418718
Format : Poche
Présentation : Broché
Nb. de pages : 838 pages
Poids : 0.4 Kg
Dimensions : 10,8 cm × 17,9 cm × 3,6 cm
Prix: 8.30€

Note: ⭐⭐⭐⭐⭐ Magnifique!

Présentation de l'éditeur:

L'Angleterre a connu, cent quarante ans avant la France, une révolution, un parlement régicide, une république et une restauration fertile en règlements de comptes. Victor Hugo a choisi ce dernier épisode pour brosser un tableau épique de l'aristocratie anglaise à travers la destinée extraordinaire de Gwynplaine, l'Homme qui Rit. À la fois roman d'aventures, exposé historique et social, drame injouable et poème visionnaire, ce roman est le plus fou de tous les romans de Hugo. C'est aussi le plus riche de toutes les obsessions de son auteur. On a cru pouvoir, à son propos, citer Freud et le surréalisme. Le bateau pris dans la tempête, la vision du pendu servant de vigie, la cabane-théâtre des saltimbanques, les tirades philosophiques d'Ursus, les machinations du traître Barkilphedro, la chirurgie monstrueuse d'Hardquanonne, le portrait de la princesse perverse, l'or des palais et le scandale à la Chambre des lords sont, plus que des morceaux de bravoure, des morceaux d'anthologie.

Gwynplaine est un enfant qui a été enlevé par des comprachicos, des hommes et des femmes qui mutilent des enfants pour en faire de futures "bêtes de foire". Lorsque ces derniers abandonnent Gwynplaine à Portland, c'est une sorte de quête initiatique qui attend le garçon. Tel un héros antique, Gwynplaine sera confronter à de nombreuses épreuves ("mettez un enfant dans ce travail d'Hercule") dont il devra sortir victorieux pour (sur)vivre. Ainsi, il devra affronter le déchaînements des éléments, la neige, le froid, des visions d'horreur à l'image de ce pendu qui sert de vigie, la mort de cette femme qui sacrifiant son dernier souffle protège son enfant contre son sein. Gwynplaine recueille l'enfant, une petite fille. Choix audacieux qui lui donnera une sorte de protection divine. Arrivé dans un abri de fortune, ils seront recueillis tous deux par Ursus, un homme bourru et Homo, son chien. La petite, baptisée Dea deviendra une sœur, avant de se frayer en grandissant un chemin dans le cœur de Gwynplaine. La vie semble reprendre ses droits mais les épreuves continuent pour le jeune héros. Son sourire figé, mutilé par les comprachicos, a fait de lui L'homme qui rit et les spectacles qu'ils porduisent avec Ursus et Dea rencontrent un certain succès. C'est la qu'entre en scène la troublante Josiane. Elle incarne la tentation, c'était la chair [...] était toute la vertu possible, sans aucune innocence [...] sembler facile et être impossible, voilà le chef d'oeuvre. Difficile pour Gwynplaine de résister, il est sur le point de succomber mais la raison et la lumière de Dea le sauvent in extremis et il part la rejoindre... Pourra-t-il sauver son âme? Vivra-t-il heureux avec celle qu'il aime? Qui est réellement Gwynplaine?

J'ai découvert ce roman grâce à mes études. Il faut savoir que je n'aime pas Victor Hugo. Ou plutôt, devrais-je dire "n'aimais pas" car ce roman a tout changé. J'ai du étudier le texte de près et j'avais envie de tout prendre en notes. Les mots, les idées, la philosophie, qui se dégagent de ce texte sont tous simplement magnifiques. Références bibliques, mythologiques, historiques, littéraires, c'est un texte exigeant, une écriture ciselée, un style abouti qui s'offre à nous. J'aime plus que tout les textes classiques. Je regrette souvent les tournures modernes et adore le côté désuet des textes anciens. Je suis une amoureuse des XVII, XVIII et XIXème siècle. Je trouve que les textes écrits à ces époques sont les plus attachants et brillants. Cette littérature qui fait de vraies propositions avec des personnages qui ont du corps, qui ont une âme, je ne m'en lasse pas. Les lectures de ces textes demandent un vrai investissement de la part du lecteur et c'est tout simplement superbe. 
Le personnage de Gwynplaine m'a interpellée dès le départ, rien ne lui est épargné, tout se déchaîne contre lui. Seule la lumière de Dea semble le guider du côté de la vertu, du Bien. Josiane vient contrebalancer le tout, prouvant que le héros est aussi constitué d'imperfections. J'ai aimé chaque tiraillement, chaque palpitation, chaque épreuve, les souffles, les crispations, les battements du texte m'ont fait passer par toutes les émotions et je ne suis pas sortie indemne de cette lecture. Un moment de lecture précieux!

2 commentaires:

  1. Victor Hugo est mon auteur classique préféré et je suis ravie que tu l'aimes toi aussi maintenant :)

    RépondreSupprimer
  2. Un livre à découvrir alors, contente que cette lecture t'aie réconciliée avec l'auteur^^

    RépondreSupprimer