mardi 6 février 2018

Entrez dans la danse de Jean Teulé

Date de parution : 01/02/2018
Éditeur : Julliard
ISBN : 978-2-260-03011-9
EAN : 9782260030119
Format : Grand Format
Présentation : Broché
Nb. de pages : 158 pages
Poids : 0.205 Kg
Dimensions : 13,5 cm × 20,5 cm × 1,4 cm
Prix: 18.50€

Note: ⭐⭐⭐⭐

Quatrième de couverture:

Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement Et s’est répandue dans Strasbourg De telle sorte que, dans leur folie, Beaucoup se mirent à danser Et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois Sans interruption, Jusqu’à tomber inconscients. Beaucoup sont morts. 

Chronique alsacienne, 1519

Une jeune femme sort de chez elle, un nourrisson dans les bras, elle se dirige vers un cours d'eau et l'y jette sans plus de façon. Comme si de rien était, elle retourne dans son foyer.
Dans une autre maison, un couple est attablé autour d'un déjeuner des plus singuliers.
Tout à coup, un étrange phénomène se produit, comme un réflexe irrépressible la première femme se met à danser, lentement tout d'abord puis de plus en plus intensément. Bientôt, elle est rejointe par d'autres personnes, le peuple semble devenu fou. Comment les arrêter? Peut-on les arrêter?

Nous sommes en plein XVIème siècle, la bourgeoisie et l'Église se livrent une bataille sans merci. Au milieu, le peuple. Un peuple qui a faim, un peuple qui n'a plus de travail, un peuple livré à lui même qui en vient à commettre les pires atrocités. La saleté, la famine, le désespoir sont les maîtres mots, cette danse étrange, cette folie qui s'empare des corps, anesthésie les esprits.
Une lecture étrange, une écriture qui reprend parfaitement les codes de l'époque avec cette pointe d'ironie et de sarcasme qui relève l'ensemble. C'est une lecture dérangeante, parfois insoutenable, mais hypnotique, impossible à lâcher. Surprenant!

1 commentaire:

  1. J'adore Jean Teulé et sa plume à la fois poétique et choquante ! Je suis bien d'accord avec toi, même si je n'ai pas encore lu le livre, c'est à chaque fois difficile à lire (avec ces scènes insoutenables) mais impossible à lâcher aussi...

    RépondreSupprimer